Chronique techno: distribuer ses films sur Internet [2.4]

J’en ai déjà parlé ici, dans le cadre de billets qui n’étaient pas des chroniques. Mais ces cas de distribution sont si passionnants que j’en fait l’objet de ma prochaine chronique TV sur les ondes de Vox. À l’occasion de Digimart (marché de la distribution du cinéma numérique), j’ai pu rencontrer quelques réalisateurs qui avaient fait leurs preuves en matière de distribution de leur oeuvres filmées sur Internet. On peut d’ailleurs voir mon reportage Silence, on court! sur le sujet sur le site de Digimart.

C’est une révolution du numérique que les réalisateurs et producteurs indépendants vivent grâce à l’Internet. Cet outil de promotion et de distribution autonome offre des possibilités infinies pour les plus créatifs et débrouillards.

- Thiffany Shlain qui a fait le court-métrage The Tribe qu’elle vend en ligne sur son site. Elle a vendu plus de 25 000 copies de son coffret sur Internet. Les ventes de son film ont chutées quand elle l’a retiré de son site! Le court-métrage (film d’animation très bien ficelé à partir d’archives, avec narration humoristique). Raconte l’histoire de la poupée Barbie qui fut crée par une femme juive, et le récit du peuple juif. La démarche de Shlain (fondatrice des Webby Awards) est particulière car elle est parvenue à faire une promotion et une distribution (et en vivre) uniquement par son site Internet. Elle fait ce qu’elle appelle du cinéma “inter-dépendant!”, de par les possibilités offertes par la communauté que forme Internet. * Particularité de sa distribution: elle vend un coffret du film qui permet de faire un “house party” avec un jeu sur les thèmes autours du film.

- Susan Brice et Arin Crumley Four eyed Monsters Premier long métrage qui fait le récit de leur rencontre par Internet. Leur projet se poursuit par leur démarche film 2.0: auto-promotion par l’Internet. Ils sont devenus de véritables phénomènes de l’Internet par leur vidéo-podcast qui fait le récit de ler bataille pour distribuer leur film de façon indépendante par Internet. Ils sont aussi porteur de messages web-citoyens par les sujets qui les touchent: liberté d’expression, distribution indépendante, net neutrality. À noter: sur leur site, ils ont une carte géographique interactive où l’on peut voir l’évolution des demandes de voir leur film dans chaque ville!

Ces belles possibilités sont à notre portée de tous, puisqu’Internet ne pose aucune barrière nationale! (ex. Les têtes à claques). Le français est parlé partout dans le monde. Lorsque je regarde la provenance des visiteurs de mon blogue, ils viennent de partout: Amérique, Europe, Afrique et Asie…

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