Le cinéma est truffé d’effets spéciaux mieux réalisés les uns que les autres. Mais quelle est la technique derrière cette magie du cinéma? J’ai rencontré Benoit Melançon, professeur au Centre NAD et auteur de “Réaliser un film en animation 3D” pour en savoir davantage. Avant d’intégrer les personnages ou les éléments en 3D avec le réel lors du compositing, il faut d’abord les modéliser en 3D.Voici les étapes pour faire la modélisation de personnages et d’éléments qui seront par la suite intégrés dans la scène réelle lors de l’intégration (compositing).
- Faire le storyboard animé (animatique) Note: certains réalisateurs préfèrent l’animatique au rendu final de l’animation! * L’animatique permet de schématiser l’action. Elle est rapidement construite à partir de formes primitives. Pour un court-métrage de 1 min, l’animatique est faite en 3 jours, l’animation finale se fera en 7-8 semaines (avec 3 infographes)
- Placer les “caméras” dans le logiciel d’animation selon le sujet et l’action
- Placer l’éclairage de la scène (on ne construit pas les éléments que l’on ne verra pas dans la scène!)
- Construction des éléments en 3D dans le logciel choisi (Digital fusion Eyeon, Avid DS Softimage, Maya) à partir de formes primitives qu’on façonne
- Textures et propriétés: plusieurs couches permettent de donner le look final. Exemple de la scène de pieuvre: Une couche pour la brillance, une couche pour la texture, une couche pour le reflet de l’eau sur sa peau, couches avec des opacités diffrérentes pour la couleur…
Note sur l’utilisation du motion capture: On place des senseurs sur des comédiens qui miment l’action des personnages à animer. Ce procédé peut être utile si les créatures 3D sont de formes humanoïdes (comme Gérard D, par exemple). Mais si notre personnage est de forme non-conventionnelle, c’est plus simple de partir directement dans le logiciel de modélisation.