Steadicam: dispositif stabilisant fonctionnant par un système de balancier qui rend les mouvements de caméra à l’épaule complétement fluides. On utilise le dispositif de Steadicam lorsqu’il n’est pas possible d’utiliser des rails pour faire un dolly (déplacement latéral qui suit l’action). L’avantage est de faire un seul plan-séquence. L’objectif recherché est de faire oublier le cadre au spectateur, livrer l’image sans anicroche, laisser la caméra flotter en douceur.
Des scènes célèbres tournées à la Steadicam? La montée de Rocky Balboa sur les marches du palais de justice, la course folle en “big weels” du petit Danny dans “The Shinning”, prise à la hauteur de sa roue…
Pour être opérateur de Steadicam, il faut préalablement être très à l’aise avec la caméra de votre choix que vous monterez sur le dispositif (ex. Betacam, caméra film 16mm ou 35mm, caméra HD). Et beaucoup de pratique avant d’être capable de faire un mouvement réellement fluide! Car il ne suffit pas d’opérer une machine! Faire de la Steadicam est un art qui demande de la souplesse, de l’endurance et du flair artistique. La première chose que Gilles Filion, opérateur de Steadicam, vous diras, c’est qu’il faut savoir danser, il faut savoir sentir, avoir le sens du rythme: il faut vibrer de poésie! «Tu deviens le regard, tu deviens l’action, tu danses avec le sujet» nous dira le coloré Gilles Filion. Tous les sens sont en éveil car il faut être bien conscient de tout ce qui se passe autours de nous lorsque le lourd dispositif est arnaché sur nous; «Avoir des yeux tous le tour de la tête».
C’est un système qui montre des images stables au spectateurs: mais qui est très instable! L’opérateur doit avoir un doigté de fée d’une main pour faire de subtils déplacement du cadre en douceur, et une main de fer de l’autre afin d’assurer la stabilité qui empêche de trop balancer, sans rigidité. Le test ultime pour un élève de Gilles Filion, est de pouvoir marcher à très petits pas, sans faire balancer le système. C’est aussi très difficile de faire un arrêt sans faire tanguer l’image. Pensons à l’arrêt d’une voiture en grande vitesse, et on veut que nos passagers ne sentent pas le freinage… tout en douceur, mais ferme!
Le dispositif, une fois la caméra attachée au balancier, est très lourd (au moins 50 livres avant d’y mettre la caméra). Tout cela est attaché à une veste (harnet): vous portez le poid sur votre centre de gravité. Mais il faut d’abord être résistant, et non pas être fort, pour pouvoir opérer une Steadicam. Il faut savoir gérer son énergie, là est le secret. Il est aussi très important de faire les bons ajustements afin d’être confortable avec le harnet. Savoir toujours synchroniser force et dextérité. Il faut observer et sentir.
La Steadicam est constituée de 3 pièces principales:
1- Une veste (harnet) que l’on s’attache au corps (même principe que les sac à dos des grands voyageurs, ou le poids est transféré au centre du corps)
2- Un balancier sur lequel on met la caméra (les batteries qui font contrepoids à un moniteur)
3- Bras de suspension avec deux sections mobiles (exactement comme une suspension de voiture!) qui permet d’absorber les chocs et les vibrations
Tous les éléments de la Steadicam sont sans friction, et ce dispositif permet à la caméra d’aller dans tous les sens! C’est l’opérateur qui rends le mouvement réellement fluide, car la caméra seule peut se balancer au grés du vent!
Avant de pouvoir louer l’équipement de la Steadicam, il faut impérativement suivre une formation. N’est pas opérateur de Steadicam qui veut! On peut suivre une formation de base au Québec pour moins de 1000$.
http://www.videoservice.ca/index1.html
Pour information sur les formations, contactez Gilles Filion chez Vidéoservices, à Montréal
Pour plus d’informations sur la steadycam, par un opérateur