Le documentariste montréalais Magnus Isaacson, qui a réalisé de nombreux documentaires politiques et socialement engagés, s’est lancé dans l’univers des blogues en septembre 2007. Son blogue est Documentary Field Notes and Flashpoints.
Le blog de Magnus IsaacsonCe blog propose des billets sur les sorties des productions documentaires canadiennes et internationales. Il offre des critiques de film et des retranscription d’entrevues avec les documentaristes. Magnus nous parle aussi des différents événements et festivals documentaires. Il a choisi de le faire de façon bilingue, avec photos et vidéos. Selon mon expérience, Magnus est l’un des premiers cinéastes à tenter l’expérience. Toute son équipe de production contribue à alimenter le blog.
Pourquoi bloguer?
C’est une bonne nouvelle pour le milieu montréalais, car trop peu de cinéastes tiennent un blogue et utilisent ce média comme moyen de diffusion, de discussion et d’échange avec la communauté. Le blog sert aussi d’archive. Magnus a décidé de faire ce blog car il constatait une carence en information sur le monde du documentaire socialement engagé. Il s’est vite rendu compte que c’est un outil très pratique pour diffuser l’information, mais aussi pour découvrir d’autres réalités par l’échange qu’il suscite. Magnus a décidé de faire un blogue plutôt que de donner des conférences.Avantages du blogue
Le blogue permet de diffuser l’information, sans assallir les gens avec des newsletter. L’approche de diffusion d’information est différente avec un blogue d’un média traditionnel: les gens vont chercher eux-même l’information, plutôt que de se faire bombarder d’informations. Grâce au fil RSS, les usagers peuvent toutefois s’abonner, et être tenu au courrant dès qu’il y a publication d’un nouvel article.
Bâtir une communauté… un défi!
Par ailleurs, un blogue demande de l’entretient: il doit être vivant si il veut captiver ses lecteurs. Des publications fréquentes (plusieurs fois par semaine/ Magnus Isaacson publie 2 billets par semaine), une qualité d’écriture et d’information, et une rétroaction avec les lecteurs lorsqu’ils laissent des commentaires sont vraiment capitales. Le blogue de Magnus réponds à plusieurs critères, mais il suscite encore peu de commentaires. Le traffic est de 300 lecteurs par semaine pour l’instant. Cela ne veut pas dire qu’il n’est pas lu: c’est simplement que son lectorat n’est pas familier avec l’univers des blogues (commentaires au bas des billets, réactions, suggestions).
Le milieu du cinéma québécois et les blogues
La tâche sera ardue pour Magnus Isaacson, car les réalisateurs ne sont pas les plus grands utilisateurs de blogues. Ils manquent peut-être de temps… mais je pense que c’est surtout une question de “culture internet”. Les cinéastes utilisent courrament le courriel comme moyen de diffusion d’information, mais peu les blogues. Le blog de Magnus a 300 lecteurs par semaine. Mon blogue d’artiste mutimédia a 1500 lecteurs hebdomadaires (mon blogue existe depuis 3 ans). Comme point de comparaison, les scénaristes sont plus enclins à bloguer, car ils ont déjà un rapport à l’écriture qui est très fort. Plusieurs blogueurs connus sont scénaristes: Martine Pagé qui tient Ni vu ni connu depuis 7 ans, ou Chroniques blondes, dont je suis une grande fan. Par ailleurs, elle ne parlent pas que de cinéma, et pas nécéssairement des productions sur lesquelles elle travaillent.
Un truc pour s’attirer des lecteurs?
Afin de réussir à attirer des lecteurs sur son blogue, il faut être actif sur les blogues des voisins! Aller commenter sur les blogues des autres, poser des questions, laisser sa trace virtuelle (avec une signature en hyperlien qui renvoie à son blogue) est primordial. Il est important d’être actif sur des blogues aux intérêt similaires, des blogues de scénaristes, de documentaristes, par exemple, afin de trouver sa communauté d’intérêt.
3 Commentaires
Allez visiter Magnus!
Merci pour le lien, Yannou!
bonjour, merci pur ce billet intéressant (comme souvent !) ; heurusement que tu as précisé : ‘commentaires au bas des billets, reactions, suggestions’
on aurait eu du mal àcsaisir l’essdentiel 