Une nouvelle web-série Québécoise: L’inspecteur Bronco.
L’inspecteur Bronco, c’est Ramanath Bronco de la police de Bombay, justicier international qui n’a pas froid aux yeux. Il est à New-York pour combattre les gagns de rue, avec pour objectif d’éradicter le mal à la source. Au menu: poursuites, batailles chorégraphiés, meurtres sanglants, explosions: le film de genre à son meilleur, revisité sur le web.
C’est une web-série drôle, légère, faussement “cheap”. Ça me fait beaucoup penser à la série de court-métrage John et Punch de Richard Lacombe et Éric Dupuis, créé au début des années 2000. Musique cheezy, beaux chars des années 70, habits bruns, narration, faux “re-doublage” des voix à la manière des séries télé américaines des années 80, image traitée dans le look 70 (avec couleurs et scratch). L’introduction annonce le style et le ton de la web-série, avec écrans divisés graphiquement (split screen). C’est une même histoire qui se continue (serial), les épisodes se suivent dans une seule même et grande histoire.
Inspiré des films de série B des années 70 et 80, rendant hommage aux films de genre des 40 dernières années, Bronco contient tous les éléments qui furent la clef du succès des Têtes à claque et autres Cas Roberge. Tous est là pour installer un confortable succès populaire, qui par la suite amène des capitaux plus substentiels d’investisseurs qui voudraient le déployer au-delà du web (film, télé, produits dérivés). Produit par Les films Durango, son concepteur Renaud Gauthier, l’inspecteur Bronco existe en formule court-métrage depuis 2005, où il fut présenté aux Rendez-vous du cinéma Québécois en 2005 et 2006, diffusés à ARTV, et présenté à des soirées KINO ou au festival SPASM. C’est une bonne nouvelle de l’avoir enfin accessible sur le web.