Dans le cadre du Festival Métropolis Bleu, je serai présente samedi à une table ronde sur le sujet de la littérature électronique.
Dans le même esprit, je vous invite à découvrir le site de la net-artiste Annie Abrahams. Elle y poste notamment un entretien de libération où le théoricien des médias Geert Lovink parle de l’impact du 2.0 sur la création.
2 Commentaires
Salut Yannick,
Très fort l’article!
Merci
Intéressant, en effet. Le point de vue de Geert Lovink est nouveau pour moi. Je pense effectivement qu’il faut être critique face à la démarche de l’entreprise privée qui s’approprie certains concepts (ref. creative commons) afin de faire du profit sur le dos des créateurs. Par ailleurs, il ne faut pas diaboliser toute démarche capitaliste, et ne pas perdre de vue que l’Internet social est tout d’abord l’appanage et le pouvoir de l’individu (un utilisateur qui devient générateur de contenu). Il a tout à fait raison quand il soulève le problème du débalancement entre les projets mercantiles et les projets purement artistiques (c’est-à-dire: beaucoup plus de projet mercantiles, et plus difficile pour les artistes de se donner les moyens). Mais je pense que l’équilibre se situe entre les deux approches.
Je tente moi-même de me donner les moyens de faire des projets vidéo sur Internet, et je me questionne: dois-je utiliser l’approche des subventions du système public (qui me laisse une indépendance d’auteur) ou dois-je me tourner vers les capitaux privés et des investisseurs? J’aimerai trouver un producteur multimédia visionnaire qui saurai utiliser les deux pistes pour les combiner, et qui voudrait travailler avec moi à développer mes projets de vidéo-Internet. Est-ce que ça existe?