Webcamp Montréal 2008

Aujourd’hui se déroule le Webcamp à Montréal une table ronde sur l’Internet 2.0, en marge de l’événement Webcom. [Voici mes notes en vrac, avec mes commentaires en italique]

Voici quelques sujets de discussion abordés: Réseaux sociaux, médias sociaux et communautés; structures de production vidéo pour le web et la télévision; transformation des médias; social media optimisation; objects communiquants; responsabilité du citoyen numérique; éducation.

  • Distinction entre réseaux sociaux, médias sociaux et communautés. Les médias traditionnels versus les possibilités de l’Internet 2.0. La communauté: des gens qui font des choses ensemble, avec un objectif commun, les membres s’identifient et contribuent. Média social: outil commun à une communauté vers un même objectif (information, divertissement). Réseau social: tissu technologique de réseautage entre invividus. Comment amener les médias traditionnels à ne pas craindre ces outils, et comment les aider à réellement intégrer l’utilisation du réseautage social et des communautés de manière optimale? Est-ce illusoire de croire qu’un changement des mentalités surviendra? Je pense que le véritable changement à cet égard viendra des réseaux eux-mêmes et des communautés. Les médias tradiotnnels seront alors forcés de constater la force et l’impact de tels systèmes sociaux. Mais sera-t-il trop tard alors pour eux de se joindre à l’aventure?
  • Les structures de production vidéo pour le web versus la structure de production en télévision ou en cinéma (lourdeur de production, coûts élevés) sont distinctes. Il est possible de produire des contenus vidéos de qualité avec des outils qui sont accessibles à tous. Démocratisation des outils amène une transformation des médias. Il y a un impact des médias sociaux sur les médias traditionnels. La liberté de création est plus grande sur le web, et les structures de productions beaucoup moins lourdes. Mais il est difficile de réellement importer cette grande latitude créative à la télévision, par exemple. Ces changements pourraient amener les médias traditionnels à des transformations profondes afin de s’arrimer véritablement au web 2.0, ce qu’ils ne parviennent pas réellement à faire, faute de compréhension de la culture web 2.0.
  • “Social media optimisation” / optimisation des médias sociaux: comment avoir l’attention. À savoir: obtenir des liens, visibilité média/mainstream, qualité de l’attention afin d’avoir un impact réel. La loi d’Homans: Le coût de participation est toujours moindre que le retour. Il faut établir une confiance, établit sa crédibilité, avec un standard de qualité, permet d’avoir une fidélité des lecteurs. Il faut prendre en considération le temps limité accessible (économie de l’attention). C’est d’ailleurs le principal frein à l’immersion à la culture du web 2.0 pour les non-utilisateurs des modes communicationnels 2.0: réseaux sociaux, communautés et médias sociaux. C’est un commentaire très fréquent de la part de ces gens: “je manque de temps déjà dans ma vie pour tout faire, tout lire, tout voir. Comment trouverai-je du temps pour lire des blogue et fréquenter des réseaux sociaux?” La réponse est simple: il faut voir que l’avantage que l’on tire du temps investi a un véritable impact sur son travail (sur sa vie) et sur l’optimisation de celui-ci, en plus de donner accès à un plus grand niveau d’information - qui fonctionne sur un autre mode que l’information traditionnelle.
  • Object communiquants, services innovants. Possibilités multiples de mieux servir les usagers de différents services, et améliorer la qualité de service, à travers les réseaux accessibles sur Internet (information qui vient des communautés pour amélioration des services). À quand nos organismes para-publics, public et privés utiliseront-ils réellement cette donne?
  • Implication du web 2.0 dans la société. Comment se préparer à ces changements? Quels seront-ils? Modification des usages démocratiques de l’information citoyenne. Notion de “little brother” versus big brother. Démocratisation des outils à grande échelle afin de se prémunir de l’unité de point de vue de l’information.
  • Problématique des jeunes (et les moins jeunes qui ne sont pas utilisateurs, mais qui éduquent les jeunes): Il est important de s’assurer que les jeunes sont éduqués face à l’ethique qu’il faut avoir sur le web (prévention, conscience de l’exposure, conscience de la mémoire de l’Internet). Nos enfants et adolescent utilisent abondamment les réseaux sociaux et communautés, ils doivent être conscient d’une ethique du vituel, et de la mémoire de l’Internet (archivage).
  • Responsabilité citoyenne, responsabilité des entreprises et responsabilité du secteur public de faire évoluer la société afin de maximiser l’utilisation des technologies. Passons à l’action: il faut faire une liste des éléments souhaitables à développer. Existe-il un groupe de veille technologique ou un comité aviseur, afin d’orienter les décisions gouvernementales et para-gouvernementales par rapport aux possibilités et impacts de l’Internet 2.0, des technologie de l’information?

Un prochain webcamp Montréal est prévu dans quelques mois.

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